Après-midi de mai. Je joue du piano sur ta peau. Tes grains de beauté comme des notes blanches que mes doigts effleurent doucement. Le ciel se noie. Il a la couleur de tes yeux. Et le Soleil un peu froid danse sur tes paupières closes. Il y a le vrombissement périphérique qui se mêle au vent pour nous rappeler que la ville n’est pas bien loin. Mais on s’en fiche. On y échappe, quelques instants, l’herbe de la clairière sous nos corps allongés. Je n’ai plus ce regard de pluie qui te fait tant de peine. À ce moment précis, lorsque nos sourires s’écarquillent et que l’amour irise tes pupilles, je suis heureuse.
 
