Les cours me piétinent. Ils étrillent ma vie, la font tourner autour d'eux. Ils me fatiguent, ne me laissent plus de répit. Je n'ai plus une seconde à moi, je ne dors jamais assez, je ne vois presque plus personne. Et je pleure chaque jour. Pauvre petite fille...
Les choses ne vont bien que lorsqu'il me serre fort dans ses bras, que quand je parviens à voir ma famille ou les quelques amis qu'il me reste et une fois qu'un travail de longue haleine s'achève.
L'émission radio, c'est fait.
Le court métrage sur Lynch, c'est fait.
Le site internet, c'est fait.
La nouvelle radiophonique, c'est fait.
Mon projet photo, c'est presque fini.
Le document pour le cours de graphisme, c'est à finir.
Et nous sommes en plein montage vidéo pour le reportage sur l'aérographe...
Je veux du temps, pour faire la fête, pour retourner au théâtre avec lui, pour enfin aller au cinéma, pour les expositions que l'on ne voit que sur notre liste des choses à faire, pour un concert, pour une promenade, pour une grâce matinée, pour plus de câlins, pour passer du temps en famille, ...
Pour souffler.
(Surtout, ne pas penser à l'arrivée du blocus et des examens.)