Par un froid de papier

Lianes infinies.

Samedi 5 Avril 2008 à 21h48

Les saisons s’écorchent dans la corniche. C’est un peu d’automne qui ruisselle depuis ce matin.

Hier, la pluie n’existait pas. J’ai croisé un sage en remontant le boulevard. Il avait des cheveux de poussière et la peau aride. Il m’a dit que les arbres sont des frères, nos frères, et que tant que j’ignorai cela, mon âme ne pourrait s’élever à l’état de conscience. J’ai répété ses paroles dans ma tête avant de les griffonner sur un petit bout de papier.

Puis, j’ai rejoint mon amour dans la bibliothèque de son école, où nous avons oublié les livres, les papiers... Et les arbres.

 

(J'essaie de progresser en graphisme...)