Par un froid de papier

Avril 2008

Lianes infinies.

5 Avril 2008 à 21h48
Les saisons s’écorchent dans la corniche. C’est un peu d’automne qui ruisselle depuis ce matin. Hier, la pluie n’existait pas. J’ai croisé un sage en remontant le boulevard. Il avait des cheveux de poussière et la peau aride. Il m’a dit que les arbres sont des frères, nos frères, et que tant que j’ignorai cela, mon âme ne pourrait s’élever à l’état de conscience. J’ai répété ses paroles dans ma tête avant de les griffonner sur un petit bout de papier. Puis, j’ai rejoint mon amour dans la bibliothèque de son école, où nous avons oublié les livres, les papiers... Et les (...)

Le vide.

25 Avril 2008 à 13h09
La nuit est nue. Allongée sur mon lit, je fixe le ciel à travers la fenêtre. Des battements de cœur ricochent contre mon mur et s'évanouissent un peu plus loin. Ce n'est pas notre amour. J'électrocute Jeff Buckley et je ne me retourne surtout pas. Le vide à côté de moi me donne le vertige. Je ferme le yeux. Il est sous mes paupières. Loin de ces heures de montage. Grâce. Et je pourrais presque sentir ces douces éraflures sur ma peau... Mais je ne sens rien, sinon la fatigue s'emparer de moi. (...)

Agenda suicide.

25 Avril 2008 à 14h11
Les cours me piétinent. Ils étrillent ma vie, la font tourner autour d'eux. Ils me fatiguent, ne me laissent plus de répit. Je n'ai plus une seconde à moi, je ne dors jamais assez, je ne vois presque plus personne. Et je pleure chaque jour. Pauvre petite fille... Les choses ne vont bien que lorsqu'il me serre fort dans ses bras, que quand je parviens à voir ma famille ou les quelques amis qu'il me reste et une fois qu'un travail de longue haleine s'achève. L'émission radio, c'est fait. Le court métrage sur Lynch, c'est fait. Le site internet, c'est fait. La nouvelle radiophonique, c'est (...)

Portrait.

25 Avril 2008 à 14h39
Voici le résultat du reportage sur Jean-Marc le boulanger, réalisé lors du premier semestre. (Réflexion en prime...)             Soleil gracile dans une campagne retrouvée, je soupire la fin de mon après-midi et panique à l’arrivée du soir. L’atelier du boulanger n’est pas comme je l’imaginais. Derrière les briques, je le devinais plus petit, plus farineux et moins sophistiqué. Nous sommes samedi et aujourd’hui comme tout autre week-end, Jean-Marc, ledit boulanger, doit honorer deux commande : la sienne et celle d’un de ses confrères. Il coure (...)